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Depuis que ChatGPT cite des sources et que Perplexity répond à la place de Google, deux camps se sont formés.
D'un côté, ceux qui annoncent que le GEO va tout révolutionner. De l'autre, ceux qui continuent leur SEO comme si l'IA n'existait pas. La vérité est ailleurs et elle est moins spectaculaire qu'on ne vous l'a vendue.
Le GEO n'est pas une rupture. C'est une réorientation.
Le GEO (Generative Engine Optimization) repose à 80 % sur ce qu'un bon SEO produit depuis des années : un contenu structuré, des pages rapides, une autorité thématique construite progressivement, des données propres. Ce que les LLMs consomment pour répondre, c'est exactement ce que Google indexe.
En bref : si vous voulez apparaître dans les réponses de ChatGPT ou de Perplexity, il faut d'abord exister dans l'index. Le SEO reste la base. Pas une option.
Ce qui a changé, c'est la couche au-dessus. Les 20 % restants concernent trois dimensions que le SEO classique n'adressait pas frontalement : le fonctionnement du tracking, la visibilité dans les prompts, et la perception de votre marque par les modèles.
Ce que vous devez suivre différemment
Les métriques SEO habituelles (positions, clics organiques, taux de rebond) restent utiles. Mais elles ne capturent pas ce qui se passe dans un moteur génératif. Quand ChatGPT répond à la question « Quelle est la meilleure agence SEO à Genève ? », aucun clic n'est enregistré dans votre Search Console.
Il faut donc ajouter deux nouvelles mesures : les citations (votre marque ou vos contenus sont-ils mentionnés dans les réponses IA ?) et les mentions (votre nom apparaît-il dans les listes que les LLMs génèrent sur votre secteur ?). Ce n'est pas un remplacement du tracking existant. C'est une couche supplémentaire, à tester manuellement aujourd'hui, avec des outils automatisés demain.
Lors d'un audit récent pour un client B2B genevois, nous avons testé une vingtaine de prompts sectoriels sur Claude, ChatGPT et Copilot. Le client apparaissait sur Google en première page mais nulle part dans les réponses IA. Ses concurrents moins bien référencés étaient cités, parce que leur page « À propos » donnait un contexte métier précis et que leurs articles répondaient à des questions formulées comme des requêtes conversationnelles.
La perception de votre marque par les LLMs
Les modèles de langage ne cherchent pas des pages. Ils cherchent des entités fiables, contextualisées, cohérentes entre elles. Ce que ChatGPT sait de vous, il l'a appris de votre site, de vos mentions presse, de vos avis, de ce que d'autres disent de vous.
Trois éléments SEO souvent relégués en bas de liste deviennent prioritaires dans cette logique.
La page « À propos » d'abord. En SEO classique, elle génère peu de trafic et on l'optimise en dernier. Pour un LLM, c'est le document qui lui permet de comprendre ce que vous faites, pour qui, et depuis combien de temps. Si cette page est vague, le modèle vous associera à une catégorie floue.
Les FAQs ensuite. Le contenu conversationnel, structuré question-réponse, est ce que les LLMs digèrent le mieux. Un plan de contenu SEO commence souvent par les mots-clés et les métadonnées. La FAQ vient plus tard. En GEO, elle monte d'un cran.
La fraîcheur du contenu enfin. Mettre à jour vos anciens articles, afficher les dates de révision, renforcer les signaux E-E-A-T (expérience, expertise, autorité, fiabilité) : ce sont des bonnes pratiques SEO connues, mais systématiquement déprioritisées. Les LLMs pénalisent implicitement le contenu non daté ou mal attribué.
Ce qu'on voit sur le marché et pourquoi ça nous agace
Une nouvelle catégorie de consultants s'est créée en 2024 : les « experts GEO » qui ne faisaient pas de search il y a dix-huit mois. Ils ont surfé sur l'effet de nouveauté et la peur de l'obsolescence pour vendre des audits déconnectés de toute pratique réelle. Ça commence à se voir.
À l'inverse, certaines agences SEO traitent le GEO comme une mode passagère et continuent de livrer exactement les mêmes livrables qu'en 2019. Ces deux postures sont risquées pour des raisons opposées.
La seule dimension que le SEO traditionnel ne couvre vraiment pas, c'est le community management et la présence sociale. Les LLMs s'appuient aussi sur les discussions publiques, les avis, les contenus de tiers. C'est une bonne raison pour que les équipes marketing et SEO travaillent enfin ensemble, pas dans des silos séparés.
Notre recommandation
Avant d'investir dans une « stratégie GEO », auditez d'abord vos fondamentaux : votre page entreprise, vos FAQs, la fraîcheur de vos contenus les plus anciens. Ce sont des optimisations à faible coût, à fort effet sur votre citabilité par les LLMs.
Ensuite seulement, mettez en place un suivi régulier de vos citations sur ChatGPT, Perplexity, Claude, Copilot et IA Overview ou Gemini sur les prompts que vos clients tapent réellement.
Le GEO n'est pas une révolution. C'est la même discipline, avec des priorités revues et une méthode de mesure élargie.
Vous voulez savoir comment les LLMs perçoivent votre marque aujourd'hui ? Contactez-nous pour un test de visibilité GEO.
Article écrit par Julie Drapeau
Au sein de l'agence Soleil Digital depuis 2019, Julie accompagne les clients dans leurs stratégies éditoriales par le biais de contenus optimisés pour le SEO. Son crédo ? Renforcer la présence en ligne des clients de Soleil Digital, de la notoriété à la conversion en leads.
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